MWB | Energie et pouvoir d’achat : la classe travailleuse abandonnée ?

MWB | Energie et pouvoir d’achat : la classe travailleuse abandonnée ?

La hausse du prix de l’énergie affole tous les compteurs ; dans les caves, les buanderies et à la pompe !

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le prix de biens essentiels crèvent les plafonds. Faire le plein de son véhicule pour se rendre au travail est devenu impayable, les courses au supermarché pèsent de plus en plus lourd dans les dépenses des familles et se chauffer correctement est devenu un luxe.

Plus de 700€ de coûts annuels supplémentaires sur le gaz et l’électricité. C’est sans compter sur les prix à la pompe qui frôlent les 2€ du litre et les annonces d’augmentation de 5 à 10% à la caisse !

Coup dur sur les ménages

Le pouvoir d’achat connait un décrochage inacceptable. La flambée du gaz, de l’électricité et des dérivés du pétrole est un nouveau coup dur porté aux ménages sur l’ensemble du pays. En effet, sous les effets de différents traficotages du mécanisme d’indexation celui-ci ne reflète plus suffisamment l’évolution du cout de la vie. On parle de plusieurs % sur les dernières années mais aussi pour 2021-2022 !

Sous l’effet de la loi de 96, le blocage des salaires qui nous est imposé ne permet plus aux organisations syndicales de réellement renforcer le pouvoir d’achat de la classe travailleuse.

Au-delà de l’envolée des cours des matières, la libéralisation du marché de l’énergie est également à mettre en cause. Les travailleurs du secteur et les usagers ne s’y retrouvent plus. C’était couru d’avance et la FGTB continue de le dénoncer. Les millions partent dans la poche des actionnaires pendant que les travailleuses et travailleurs paient l’addition.

Le conclave budgétaire n’a pas apporté de réponses suffisantes devant l’ampleur du problème. Loin de là. Il a renforcé le sentiment d’abandon qu’éprouvent les citoyens.

L’énergie est un bien commun

Pour les Métallos, c’est clair :

  • Diminuer d’urgence la TVA de 21 à 6% sur les prix de l’énergie,
  • Taxer les « surprofits » des multinationales du secteur afin de dégager des moyens pour une politique énergétique plus juste et durable,
  • Rétablir les prix de l’énergie dans le mécanisme d’indexation des salaires et permettre des négociations salariales libres (loi de 1996)
  • L’énergie doit être reconnue comme un bien commun de première nécessité et doit donc être gérée par un monopole public qui défende les intérêts des travailleurs et des usagers. Nous revendiquons la nationalisation du secteur,
  • Il nous faut bâtir une politique industrielle associée à la transition énergétique mais respectueuse du pouvoir d’achat des travailleuses et des travailleurs.

Si le gouvernement reste sourd à ces demandes légitimes, nous revendiquerons un plan d’actions de la part de la FGTB.

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