HORVAL | Pouvoir d’achat en danger: les patrons font la sourde oreille

HORVAL | Pouvoir d’achat en danger: les patrons font la sourde oreille

Une carte blanche de la FGTB-Horval

Revue de presse : Nouvelle augmentation des prix de l’essence et du diesel ce vendredi, Prix de l’énergie: nouvelle explosion du prix du gaz, Augmentation du prix du gaz et de l’électricité: quels conseils pour faire diminuer sa facture? Ce sont des titres de L’Echo, de la RTBF ou encore de RTL. Dans Syndicats Magazine, nous avons également évoqué le prix de l’énergie.

Les articles de presse sur la flambée des prix de l’énergie et du carburant se multiplient depuis plusieurs jours. La conclusion reste la même partout : les factures des Belges vont augmenter.

Des augmentations inédites…

La Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG) annonce la couleur. Une augmentation pouvant atteindre plus de 700€ entre avril 2021 et mars 2022. Du côté du carburant, les prix atteignent des niveaux inédits depuis plusieurs années : plus de 20% d’augmentation en un an à peine.

…et quelle augmentation de salaire?

Les travailleurs sont-ils armés pour faire face à cette vague, ou plutôt ce tsunami, d’augmentations des prix de l’énergie et des carburants ? Rappelons ce qui est sur la table des négociations sectorielles…

  • Une marge salariale limitée à maximum 0,4%. C’est-à-dire dans le meilleur des cas quelques pauvres euros supplémentaires par mois. Un montant anecdotique. Mais pour certains patrons, ce montant est déjà trop élevé et fait l’objet d’intenses discussions.
  • Une prime corona sous la forme de chèques-consommation de maximum 500€, dont seuls certains percevront la totalité. Pour les autres, soit la majorité des travailleurs et travailleuses, des négociations difficiles sont menées par les organisations syndicales. Le but? Tenter de maximaliser le montant de la prime.

Plus de salaire : une priorité !

Alors certes on peut conseiller les Belges sur la manière de diminuer leurs factures d’énergie. Mais ne faudrait-il pas également rappeler aux mondes patronal et politique, qui se cachent derrière la loi de 96 révisée par le gouvernement Michel en 2017, l’importance d’augmenter considérablement les salaires ? Travailleurs et travailleuses font face à une vie de plus en plus chère, particulièrement après une crise telle que celle provoquée par une pandémie.

Il ne reste que l’angoisse

La marge salariale impérative de 0,4% ne résout rien, au contraire. On donne des miettes comme marge de négociation aux organisations syndicales, mais les patrons sont devenus tellement gourmands que même les miettes sont désormais de trop. Que reste-t-il alors pour les travailleurs ? L’angoisse de ne pas savoir terminer le mois, un sentiment d’injustice face aux bénéfices massifs engendrés par leurs patrons, une colère qui monte.

Écraser les salaires des travailleurs revient à accroître cette colère. Inexorablement. Si le gouvernement fait la sourde oreille face aux actions des travailleurs, si les patrons tournent le dos à leurs revendications, alors il n’y aura d’autre solution que de se retourner vers les entreprises. Si on ne sait pas débloquer la loi de 96, s’il ne sait pas y avoir de réponse au coût de plus en plus élevé de la vie, alors la solution se trouvera au niveau des entreprises. Tant que le dossier ne sera pas débloqué, ce seront elles qui seront bloquées. Il ne pourra y avoir de paix sociale.

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