Il faut changer la loi de 96. Aujourd’hui, plus que jamais !

Il faut changer la loi de 96. Aujourd’hui, plus que jamais !

Un billet de l’UBT-FGTB

Les faits. La vie est devenue très chère. Elle a augmenté de plus de 8%, pour être précis. L’inflation que nous connaissons est la plus forte depuis 1983 (!). Les prix de l’énergie en sont les grands responsables. Nous payons le gaz naturel en moyenne 2,5 fois de plus qu’il y a un an. Le mazout et l’électricité ? Une fois et demi plus chers. La hausse se fait également sentir à la caisse des supermarchés, des magasins du bricolage ou à la station-service.

Les faits. L’indexation automatique des salaires est notre première bouée de sauvetage. L’indexation atténue cette atteinte jamais vue à notre pouvoir d’achat, grâce à la liaison de nos salaires au coût de la vie. Du moins…dans une certaine mesure. Car les prix continuent de grimper, et toutes les hausses ne sont pas reprises dans le panier de l’index. Pensons notamment au prix des carburants. L’index reste le principal rempart contre les pertes de pouvoir d’achat. Mais cela ne suffit pas !

Les faits. Tous les ménages ne se ressemblent pas ! Une étude de l’Université de Louvain démontre que plus un ménage est pauvre, plus grande sera la part de son revenu consacrée à l’énergie. On parle ici de la classe moyenne inférieure, de monsieur et madame tout-le-monde, qui gagnent leur vie en travaillant. D’un côté, ils gagnent trop pour bénéficier des tarifs sociaux et autres filets de sécurité. De l’autre, ils sont trop pauvres pour mener une vie confortable. Dix pour cent de cette catégorie de la population a vu baisser son pouvoir d’achat de plus de dix pour cent… En gardant à l’esprit que l’indexation des salaires a déjà permis d’amortir le plus gros du choc.

Les faits. En face du groupe croissant des travailleurs pauvres, on trouve un capitalisme décomplexé. Car jour après jour, les organisations patronales attaquent l’indexation des salaires. Entre-temps, nous constatons que les entreprises belges ont réalisé d’énormes profits en 2021. Que les entreprises du Bel 20 battent record après record, avec des bénéfices se chiffrant à 42% ! Nous constatons également que les entreprises n’hésitent pas à répercuter la hausse de leurs coûts sur les consommateurs. Mais ce consommateur, c’est aussi le travailleur pauvre qu’on prive d’une augmentation de salaire. Et qui a voit exploser son budget consacré à l’énergie et aux carburants.

Les faits. Il est grand temps que les salaires ne soient pas seulement liés au coût de la vie, mais aussi aux gains de productivité. Comment ? En « cassant » enfin la loi de 96. Nous souhaitons pouvoir négocier librement dans nos secteurs pour améliorer nos salaires. Laissez-nous faire notre boulot syndical, c’est-à-dire défendre les travailleurs. La loi de 96 tue la concertation sociale et muselle le monde du travail !

Les travailleurs veulent ce changement. Nous avons collecté presque 100.000 signatures pour que puisse avoir lieu un débat parlementaire sur une modification de cette loi. Nous avons mobilisé en masse lors des journées d’action. Qu’on le sache : les travailleurs et travailleuses en ont assez !

Vous aussi ? Vous voulez agir ? Alors, venez nous renforcer. Le 20 juin prochain, le front commun organise une grande manifestation nationale à Bruxelles. Car avec 0,0%, on n’avance pas !

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