EDITO | Dans la rue, nos luttes 

EDITO | Dans la rue, nos luttes 

Dans la rue.

Dans la rue, nous y étions le premier mai. Enfin ensemble. Pour un moment festif retrouvé. Pour célébrer les luttes passées, celles d’aujourd’hui et de demain. Car le combat pour plus de solidarité n’est pas derrière nous… Dans un récent article de Syndicats Magazine, vous lirez comment le premier mai est devenu, au dix-neuvième siècle, le symbole de la lutte ouvrière. Comment des leaders syndicaux de l’époque ont payé le prix d’une justice de classe qui voulait les faire taire. Aujourd’hui encore, les libertés syndicales sont attaquées, et l’on tente de museler la contestation. Dans les prochaines semaines, la FGTB lancera sa campagne intitulée « Nos droits, nos combats ». Car ce sont bel et bien les nôtres. Notre histoire, notre lutte. Nous la défendrons.  

Dans la rue, nous y étions le 21 mars contre le racisme, le 8 mai contre l’extrême droite. Les discours nauséabonds n’ont jamais disparu. Ils trouvent aujourd’hui, dans les crises successives et la morosité ambiante, de nouveaux terrains d’expression. Ils se prétendent propres, « sociaux », et parviennent à convaincre des électeurs déçus par les politiques traditionnelles. Nous avons un rôle à jouer. « Les syndicats radicaux sont essentiels dans les luttes antiracistes et anticapitalistes. » Ces mots ont été prononcés par la militante Angela Davis, lors de sa récente venue à Bruxelles. C’est par des politiques sociales fortes, radicales, que l’on fera disparaître les inégalités, et que nous affaiblirons les discours de haine. Nous y veillons. 

Dans la rue, nous y étions le 22 avril, le 13 mai. Pour réclamer des salaires dignes, pour toutes et tous. Pour écouter les témoignages de celles et ceux qui trinquent, aujourd’hui. Qui ne peuvent plus payer leurs factures. Qui ne peuvent plus même payer l’essence… pour se rendre au travail. On marche sur la tête. Parallèlement, les bénéfices honteusement élevés des entreprises belges restent dans les hautes sphères. Nulle question de « ruissellement » vers les travailleurs et travailleuses, ou alors il s’agira de micro-gouttelettes. Le prix du gaz a augmenté de… 139,5%. Les salaires ? De 0,4%. Pas besoin d’être économiste pour comprendre le problème : il faut que les salaires augmentent. Sans quoi la colère continuera de gronder. Nous la porterons. 

Dans la rue, nous y serons encore le 20 juin. Et en masse. Toutes couleurs dehors. Pour réclamer une révision de la loi sur les salaires. Pour réclamer du bon sens politique ! On ne peut pas laisser encore plus de nos concitoyens sombrer dans la pauvreté quand une minorité s’enrichit sans complexe.  Aujourd’hui, c’est bien d’augmentations drastiques des salaires dont nous avons besoin. D’un message clair en faveur du monde du travail. Il nous faut donc, syndicalistes, militants, représentants des travailleurs et travailleuses, descendre une nouvelle fois, dans la rue.  

Nous y serons.  

Thierry Bodson et Miranda Ulens

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