De l’air pour les salaires ! Manifestation nationale le 20 juin

De l’air pour les salaires ! Manifestation nationale le 20 juin

On ne compte plus les témoignages. Le pouvoir d’achat a fondu comme neige au soleil, et chacun d’entre nous s’en rend compte. À la caisse, à la pompe, à la fin du mois.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Si l’on compare avec l’an dernier, l’électricité a augmenté de 49,7%. Le gaz naturel, de 139,5%. Le mazout ? 57,8% de plus. Même chose à la caisse du supermarché. En se basant sur les chiffres de l’inflation, entre avril 2021 et avril 2022, on constate que les prix de biens de première nécessité ont grimpé en flèche. + 14% sur le prix du café, 10% sur celui du pain, 26% sur celui des pâtes. Et les supermarchés l’ont annoncé : les prix vont encore monter.

Faut-il parler du carburant ? +33,5% pour le diesel en un an. +21% pour l’essence. Tout cela, pris ensemble, pèse très lourd sur le budget des familles. Des travailleurs et travailleuses ne peuvent plus faire le plein de leur voiture pour aller au boulot. Alors bien sûr, l’indexation permet d’absorber une partie du choc. Mais ce n’est plus suffisant.

Manifestation nationale le 20 juin

Les 24 mars, 22 avril, et ce 13 mai, des actions se sont tenues aux quatre coins du pays. Une grande manifestation nationale aura lieu le 20 juin. Le slogan est toujours le même. Il nous faut de l’air, « de l’air pour les salaires ».

Lors de l’une de ces actions de terrain, des déléguées ont pris la parole. Les témoignages sont éloquents. Karima travaille comme aide-ménagère depuis 11 ans, et subit de plein fouet l’augmentation des prix du carburant. Comme toutes les personnes de ce secteur, elle est obligée d’utiliser sa voiture pour aller travailler. « Nous voulons un salaire digne, qui nous permette de ne pas avoir à choisir entre soigner nos enfants et les nourrir. » Dominique travaille dans la distribution. Un secteur où les contrats à temps plein sont rares. «Avec l’explosion des prix énergétiques, c’est la vie qui est devenue impayable. Lorsqu’on travaille à temps partiel, et que l’on doit jongler avec des horaires fluctuants et parfois tardifs, il est impossible de cumuler deux emplois. Il faut simplement de meilleurs salaires.»

De meilleurs salaires, tout simplement

Il faut que les salaires augmentent. Sensiblement. Or la loi sur la norme salariale, ou loi de 96, l’interdit. En parallèle, les entreprises belges réalisent des marges bénéficiaires historiquement élevées. Pour la première fois, elles ont franchi le seuil symbolique des 30 milliards d’euros de bénéfice brut par trimestre. Et cela, pendant trois trimestres consécutifs. Ce chiffre est bien plus élevé que chez nos voisins français, allemands et néerlandais. De ces impressionnants montants, rien ou presque ne ruisselle vers le monde du travail.

La loi sur la norme salariale doit être modifiée. 87 390 personnes ont signé la pétition en ce sens! Le Parlement est désormais obligé d’entamer le débat sur ce sujet.

Dans son message du premier mai, Thierry Bodson, président de la FGTB, disait ceci : « Chaque victoire est le fruit d’un rapport de forces…  Ces deux dernières années, nous avons avancé sur le salaire minimum ! Nous avons avancé sur la diminution de la TVA à 6% pour l’énergie ! Sur la pension minimum à 1500€/mois ! Nous sommes en train d’avancer sur la modification de la loi sur la norme salariale… GRÂCE À VOTRE MOBILISATION. »

Le 20 juin, mobilisons-nous.

Il est temps d’agir!

Grande manifestation nationale en front commun, lundi 20 juin;

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