Séisme social dans l’industrie alimentaire : près de 400 emplois menacés chez Clarebout Mouscron

Séisme social dans l’industrie alimentaire : près de 400 emplois menacés chez Clarebout Mouscron

Le géant américain Simplot, nouveau propriétaire du groupe belge spécialisé dans la production de frites surgelées Clarebout, menace de supprimer des centaines d’emplois dans un nouveau plan de restructuration. Coup de massue pour les travailleurs et travailleuses, pourtant habitué·es à subir des décisions prises au nom de la rentabilité et du profit. Après avoir contribué pendant des années à la prospérité de l’entreprise, ils risquent aujourd’hui de perdre leur emploi, face à une direction dont les méthodes sont pour le moins douteuses.

Retour en arrière

Il y a presque un an, le géant américain Simplot rachetait l’ensemble des entreprises appartenant au groupe Clarebout : Mydibel, Mydibel Fresh, Clarebout ainsi qu’un site en France. Une vente qui se chiffrait à plus de 3 milliards d’euros.

Face à cela, les travailleurs et travailleuses s’étaient mobilisés et avaient fait grève pendant plusieurs semaines pour réclamer une prime sur la vente. La logique était simple : les travailleurs ont contribué et continuent de contribuer à la prospérité de l’entreprise. Ils méritaient donc leur part du gâteau.

Déjà à l’époque, Simplot avait fait le choix du mépris, en faisant la sourde oreille aux revendications des syndicats.

Derrière « l’optimisation », une réalité concrète

Aujourd’hui, les travailleurs ont une nouvelle fois été confrontés à la violence de la part de la direction, à l’occasion de la présentation de son « plan d’avenir » dicté par le groupe américain. Derrière le terme d’« optimisation », il y a une réalité bien concrète : des licenciements et la destruction d’emplois. Le plan annoncé prévoit notamment la fermeture du site Mydibel à Mouscron, avec une menace sur plus de 392 emplois, ainsi que le transfert de certaines lignes de production vers les autres sites du groupe.

Une annonce de licenciement est déjà une violence pour les travailleurs et leurs familles. Mais, dans ce cas-ci, la direction a choisi d’ajouter de la violence à la violence.

En effet, la veille de l’annonce, elle a demandé à l’ensemble des travailleurs et travailleuses de quitter l’usine à 13 heures. Des vigiles ont ensuite été envoyés sur le site et des cadenas ont été installés sur l’ensemble des accès. Lorsque nous avons interrogé la direction sur ces mesures, la direction a invoqué des raisons de sécurité.

Mais contre qui avait-elle besoin de se protéger ?

Ceux qui prennent aujourd’hui la décision de supprimer des emplois savent parfaitement la violence de leurs choix à l’égard de la classe travailleuse. Ils ne veulent ni la voir, ni l’entendre. Car la véritable violence n’est pas celle des travailleurs et travailleuses qui défendent leur emploi. La véritable violence, c’est celle d’un système capitaliste qui, pour le profit, considère l’emploi comme une simple variable d’ajustement.

De plus, lors de l’assemblée du personnel, la direction n’a même pas voulu annoncer clairement aux travailleurs le plan qu’elle allait mettre en œuvre. Une fois encore, ce sont les délégués syndicaux qui ont dû prendre leurs responsabilités et imposer à la direction de dire la vérité au personnel.

Face à cette situation, la FGTB Horval sera aux côtés des travailleurs et des travailleuses. Elle exigera des explications claires et transparentes de la direction. Elle défendra le maintien de l’emploi et exigera un plan social à la hauteur de ce que les travailleurs ont donné à l’entreprise durant toutes ces années.

Parce que derrière chaque emploi supprimé, il y a un travailleur, une travailleuse, une famille et un avenir.

FGTB-Horval
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